L'histoire Opus McMillan

L'histoire Opus McMillan

Pour les foodies montréalais, le mouvement culinaire prit véritablement son envol avec l’entrée en scène de David McMillan. En lançant Joe Beef en 2005, lui et ses partenaires d’affaires furent presque tenus à eux seuls, responsables de la renaissance du quartier La Petite Bourgogne.

Ex-enfant terrible de la gastronomie locale ayant depuis acquis le statut de célébrité nord-américaine, McMillan, toujours avec ses acolytes, ouvrit ensuite deux autres incontournables : le Vin Papillon et Liverpool House, aussi situés dans La Petite Bourgogne.

La passion de McMillan pour la viabilité écologique et les produits locaux l’a tout naturellement guidé vers OPUS. N’ayant piloté de vélo depuis une décennie, le Case + à assistance électrique s’avérait alors la solution idéale ; une façon beaucoup plus saine et agréable de se rendre au boulot. 

Ton surnom ? 

L’Anglais ! Dans les cuisines des restos pour lesquels j’ai travaillé, on s’appelait de tous les noms et on blaguait toujours beaucoup. 

Quelles ont été tes premières expériences dans le monde de la restauration ? 

J’ai d’abord travaillé dans des commerces de fruits et légumes, puis dans des restaurants. Mais c’est au Caveau – un resto français ayant ouvert ses portes au début des années 1900 – que tout a vraiment débuté pour moi. Je préparais les petits-déjeuners aux politiciens comme Pierre-Elliott Trudeau, Robert Bourassa et Jacques Parizeau.   

Pourquoi avoir choisi le quartier Saint-Henri pour l’ouverture d’un resto ? 

Non pas Saint-Henri, mais plutôt La Petite Bourgogne ! Sérieusement, je ne pouvais pas croire que la seule façon de faire de l’argent, c’était de bosser pour quelqu’un d’autre. J’étais convaincu qu’un chef pouvait détenir son propre resto de 30 couverts. Alors, c’est ce qu’on a fait. 

D’où l’expression « un canari dans une mine de charbon », j’imagine. Joe Beef et tes autres restos partagent-ils la même philosophie ? 

Oui : Être au sommet de son art, peu importe ce qu’on fait. Si tu choisis d’être laveur de planchers, deviens le meilleur. Quand tu fais ton lit le matin, fais-le à la perfection. Cette façon de penser mène à la réussite. Je n’ai aucune appréciation pour les produits de luxe ; j’apprécie les produits de qualité. On ne retrouvera jamais d’argenterie à nos tables. C’est dans mes racines. Offrir de la bouffe savoureuse, c’est ce qui m’importe. 

Et je considère rouler à bord de mon vélo à assistance électrique OPUS comme un pur délice ! 

Un endroit où tu aimes bien te retrouver quand tu ne travailles pas ? 

Au chalet. C’est l’endroit où je peux aller pêcher avec les enfants, cuisiner pour eux, aller nager… peu importe. Ensuite, on se choisit deux vieux westerns en format VHS, on s’installe, et on les visionne sans se faire déranger. À mille lieues du consumérisme. 

Ton intérêt pour les vélos à assistance électrique m’a semblé évident dès nos premières conversations. Tu peux nous dire d’où vient ce penchant ? 

Oui, j’avais bien fait mes devoirs ! Il y a quelques années, l’un de mes clients m’avait donné un vélo électrique de très mauvaise qualité ; une expérience vraiment déplaisante. J’avais donc entamé des recherches pour en trouver un de qualité supérieure – un qui ne dégagerait pas une odeur d’électricité en mode « recharge » ! Et comme me déplacer à vélo me permet de sortir de ma zone de confort, la version à assistance électrique me semblait une alternative géniale. 

Il y avait longtemps que tu ne t’étais pas élancé à vélo avant d’enfourcher le Case + d’OPUS ? 

Dix ans. Complètement brûlé par le travail, je ne faisais rien d’autre. Passant tout mon temps en cuisine, j’avais cessé le vélo et le ski, n’allais plus au cinéma, ni même voir des matchs de hockey. 

L’instinct du cycliste s’est rapidement éveillé ou cela a pris un certain temps avant de te sentir à l’aise ? 

Au début, je sélectionnais toujours le mode « sportif. » Maintenant, j’aime bien m’en servir comme entrainement : selon le type de parcours et les conditions météo, j’ajuste le mode d’assistance de pédalage, prenant toujours en considération que le vent, la chaleur, les averses… sont tous des facteurs influençant la capacité de la batterie. 

Décris-nous tes moments de bonheur quand tu roules à bord de ton bolide.

Sentir les différentes odeurs, prendre des bouffées d’air frais, ressentir la température ambiante, et, étrangement, découvrir sur le bord de la route, le corps de petites bêtes ayant été frappées par un véhicule. M’arrêter au moment et à l’endroit où je le souhaite. L’autre jour, j’ai découvert une sandwicherie à Sainte-Anne-de-Bellevue devant laquelle je passais en voiture depuis des années. Leur panini poulet parmesan est complètement débile ! 

Es-tu rendu au point où tu considères le vélo comme un mode de vie ? 

Oui, c’est certain ! Quand je planifie mon horaire de la semaine, je suis déçu chaque fois que je dois me rendre au travail en voiture plutôt qu’en vélo. Faire le trajet à vélo est une forme de victoire car je sais à quel point ce sera bénéfique. 

Comment réagissent les gens quand tu les croises en ville ou lors de ton trajet quotidien, à bord de ton bolide ? 

C’est drôle parce qu’ils associent la technologie Pendix à un système d’hydratation. Seuls les cyclistes vêtus de Lycra que je rencontre sur la piste cyclable semblent vouloir en connaitre davantage. 

On entend de plus en plus parler de viabilité. Quelle place occupe le vélo à assistance électrique dans tout ça ?    

Je n’aime pas associer l’image de la réussite à l’achat d’une grosse maison flanquée d’une piscine intérieure et d’une Mercedes. Sillonner les routes à vélo me permet d’apprécier le moment ; une notion que j’avais perdue de vue depuis longtemps.


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